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	<title>L'Ere-Napoleonienne</title>
	<link>http://www.ere-napoleonienne.com</link>
	<description>Grandeur et Décadence</description>
	<pubDate>Sat, 12 May 2007 08:32:54 +0000</pubDate>
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		<title>Jean-Baptiste-Jules Bernadotte</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jan 2007 22:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>saternius</dc:creator>
		
		<category>Les Maréchaux</category>

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Jean-Baptiste Jules Bernadotte, né le 26 janvier 1763 à Pau (France), mort le 8 mars 1844 à Stockholm (Suède), eut un destin singulier, passant, en l&#8217;espace de vingt-huit ans, d&#8217;un modeste grade de sous-officier français, en 1790, au rôle prestigieux, en 1818 de roi de Suède et de Norvège (sous les noms respectifs de Charles [...]]]></description>
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<p><strong>Jean-Baptiste Jules Bernadotte, né le 26 janvier 1763 à Pau (France), mort le 8 mars 1844 à Stockholm (Suède), eut un destin singulier, passant, en l&#8217;espace de vingt-huit ans, d&#8217;un modeste grade de sous-officier français, en 1790, au rôle prestigieux, en 1818 de roi de Suède et de Norvège (sous les noms respectifs de Charles XIV Jean (Karl XIV Johan) et Charles III Jean (Carl III Johan)), après avoir été tour à tour, sous le Consulat et le Premier Empire, ambassadeur, ministre, général puis maréchal d&#8217;Empire.</strong></p>
<h3>Jeunesse</h3>
<hr /> Futur procureur au Parlement, Bernadotte suivit des études solides mais courtes, base excellente pour un travail autodidactique qu&#8217;il entreprendra plus tard avec un plein succès. Travaillant comme petit clerc chez un procureur, il apprend les bonnes manières qui lui attiraient les suffrages des plus belles femmes.<br />
A la mort de son père en 1780, il décide de s&#8217;engager au régiment de Brassac pour connaître l&#8217;aventure et libérer sa mère d&#8217;une charge trop lourde.</p>
<h3>Soldat de la révolution</h3>
<hr /> Bernadotte est adjudant sous-officier en 1790. La guerre lui assure une rapide promotion. A l&#8217;armée du Rhin sous Kléber, le 29 juin 1794 il devient général de brigade, et général de division, le 23 octobre suivant. Passé en Italie en 1797, il est envoyé par Bonaparte présenter au Directoire les drapeaux pris à l&#8217;ennemi.<br />
Bernadotte éprouvait pour Bonaparte une admiration involontaire tempérée par la méfiance et l&#8217;envie.<br />
Bernadotte fut un modèle de commandement, &#8221; Ses troupes, disait Desaix, sont les mieux tenus de l&#8217;armée &#8220;. Bernadotte avait l&#8217;habitude de partager la vie de ses soldats en campagne, ne leur demandant rien d&#8217;inutile, son talent d&#8217;orateur et son courage faisant le reste.<br />
Ambassadeur à Vienne de février à avril 1798, médiocre ministre de la guerre du 3 juillet au 14 septembre1799, Bernadotte, séduisant et beau parleur passe alors pour &#8221; l&#8217;épée &#8221; des néo-jacobins en cas de coup d&#8217;état mais Sièyes s&#8217;arrange pour le faire démissionner. Resté neutre au 18 Brumaire, il est cependant choyé par Bonaparte, car il a épousé Désirée Clary, sa première fiancée et la sœur de la femme de Joseph.<br />
Bernadotte aimait Désirée et fut déçu lorsqu&#8217;il apprit qu&#8217;elle préférait rester à Paris que de l&#8217;accompagner à Stockholm. Désirée connut de nombreuses aventures, gardant ses manières de jeune fille gâtée. Atteint par la mort du Duc de Richelieu, son dernier amant, elle rejoignit Bernadotte en Suède et assagie, devient une bonne Reine aimée par son peuple.</p>
<h3>Un maréchal médiocre</h3>
<hr /> Mis à la tête de l&#8217;armée de l&#8217;Ouest, pour une mission de pacification, il est compromis par la conspiration des &#8221; libelles &#8220;, dite aussi &#8221; des pots de beurre &#8221; montée par le général Simon, son chef d&#8217;état-major. Fouché étouffe l&#8217;affaire, mais Bernadotte, habile à cacher ses politiques personnelles, est privé de son commandement. Il devient maréchal en 1804 et prince de Ponte-Corvo deux ans plus tard, bien qu’il reste discret dans les grandes batailles, comme à Austerlitz par exemple (2 décembre 1805). Lors de la double bataille d’Auerstadt et d’Iéna, le 14 octobre 1806, Bernadotte, qui a pour mission de soutenir le corps de Davout aux prises avec le gros de l’armée prussienne, attend la soirée pour bouger ! Napoléon ne semble pas lui en tenir rigueur.<br />
En revanche, quand il s’agit de poursuivre les restes de l’armée prussienne, il chausse les bottes de sept lieues pour parcourir toute la Prusse du sud au nord. Après avoir forcé les Prussiens de Blücher à capituler en rase campagne, il traite les officiers de la division suédoise faite prisonnière à Lübeck avec politesse et respect. Ce comportement, exemplaire aux yeux de la Diète de Stockholm, ainsi que le désir de la Suède de se rapprocher de la France pour contrer la Russie, ont une conséquence inattendue : le 21 août 1810, les Etats généraux d’Œretro choisissent ce maréchal français comme prince héréditaire de Suède. Napoléon ne s’y opposera pas, ne serait-ce que parce qu’un maréchal français sur le trône de Gustave-Adolphe est un des plus jolis tours joués à l’Angleterre.<br />
Pour le moment, il combat encore sous les ordres de Napoléon. C’est pendant la campagne de Pologne, en 1807, qu’il montre sa meilleure maîtrise du commandement. Il se replie de brillante manière face aux armées russes de Benningsen, permettant à Napoléon d’engager la manœuvre d’Eylau (8 février 1807).<br />
En revanche, son corps ne participe ni à cette dernière bataille, ni à celle de Friedland (14 juin 1807). Bernadotte est finalement destitué par l’Empereur - alors qu&#8217;il souhaitait le fusilier sur ses premières intentions - pour la conduite du corps saxon dont il a le commandement lors de la bataille de Wagram (5-6 juillet 1809).Son corps ne parvient pas à prendre les lignes prussiennes et se replie en déroute lors de la première journée de la bataille (5 juillet). Le lendemain, alors que les forces sous le commandement de Napoléon sont victorieuses, il lance une proclamation élogieuse à ses troupes, qui s’étaient débandées la veille.<br />
Fouché lui obtient l&#8217;armée de l&#8217;Escaut à la fin de juillet 1809, mais l&#8217;Empereur la lui enlève dès septembre.<br />
Bernadotte ne doit en réalité sa position qu&#8217;à son mariage avec Désirée que Napoléon a aimé durant sa jeunesse. Cette femme a sut protéger son mari des colères de l&#8217;Empereur par sa seule présence.</p>
<h3>Un homme opportuniste</h3>
<hr />
<div style="float: right; margin-left: 12px"><img alt="Charles XIV, roi de Suède et de Norvège" src="http://www.ere-napoleonienne.com/wp-includes/images/Nap-13.jpg" /></div>
<p>Le 21 août 1810, le roi Charles XIII n&#8217;ayant pas d&#8217;enfant, les états généraux d&#8217;Oerebro l&#8217;élisent prince héréditaire de Suède. L&#8217;Empereur accepte ce choix non sans réticence et avec beaucoup de prudence, ne souhaitant pas froisser son allié russe le tsar Alexandre qui est à l&#8217;origine de cette élection. L&#8217;Empereur espère seulement tenir un allié solide au nord de l&#8217;Europe.<br />
Cependant les intérêts de sa nouvelle patrie se heurtent à ceux de la France. Si Bernadotte cède d’abord aux injonctions de Napoléon et déclare la guerre à l’Angleterre, il revient sur sa décision dès 1812 et signe une alliance avec le tsar, Alexandre 1er. Bernadotte joue avant tout la carte de l&#8217;avenir et prend son indépendance vis à vis de l&#8217;Empire, ne se considérant plus français. Voyant l&#8217;Empire ébranlé, il entre en 1813 dans la coalition contre la France et devient commandant militaire de celle-ci. C&#8217;est alors qu&#8217;il se révèle enfin un général de talent, battant Oudinot à Gross Beeren (23 août 1813) et Ney à Dennewitz (6 septembre 1813). Il est à Leipzig, mais n&#8217;entre pas en France ne voulant pas combattre sur ses terres. Peut-être a-t-il pensé remplacer Napoléon sur le trône. Le tsar Alexandre n&#8217;y était pas hostile, car il lorgnait la couronne de Suède pour un de ses neveux. Si l&#8217;opération n&#8217;aboutit pas Bernadotte obtient au moins la Norvège enlevée au roi de Danemark, ex-allié de Napoléon.</p>
<h3>Roi de Suède et de Norvège</h3>
<hr />
<div style="float: left; margin-right: 12px"><img alt="La famille Bernadotte en 1837" src="http://www.ere-napoleonienne.com/wp-includes/images/Nap-14.jpg" /></div>
<p>Le 5 février 1818 à la mort de Charles XIII il devient roi de Suède et de Norvège, sous le nom de Charles XIV. Il fut très populaire dans ces 2 pays. Bien que ses positions ultra-conservatrices furent souvent contestées, sa dynastie ne fut jamais réellement en danger; les suédois et norvégiens étaient fiers de posséder un monarque à la réputation de dimension européenne. En 1840 cependant il fut cependant près d&#8217;être contraint à l&#8217;abdication, mais la tempête finit par se calmer et c&#8217;est avec grand enthousiasme que fut célébré son jubilé en 1843.Bien qu&#8217;il converti la cour suédoise au Luthéranisme lors de son arrivée au pouvoir, il n&#8217;a jamais appris à parler suédois ou norvégien, ce qui n&#8217;était pas réellement un obstacle à la cour. En effet cette dernière parlait déjà très bien français, cette langue ayant été depuis des années la langue favorite de l&#8217;aristocratie.<br />
Il mourra à Stockholm le 8 mars 1844; son fils Oscar I lui succéda. Ses descendants règnent encore sur la Suède. Son règne fut marqué par une paix ininterrompue, et le développement important des 2 royaumes durant la première moitié du XIXème siècle fut principalement due à son énergie et sa prévoyance.Il est rapporté que, de son vivant, Charles XIV Jean n&#8217;aurait laissé aucun médecin l&#8217;examiner torse nu. On en aurait découvert l&#8217;explication lors de sa toilette funèbre : cet ancien soldat de la République aurait en effet été porteur d&#8217;un tatouage disant « Mort aux rois ! »</p>
<h3>Relation avec Napoléon</h3>
<hr /> A St-Hélène, Napoléon lui a fait grief d&#8217;avoir <em>&#8220;donné à nos ennemis la clé de notre politique, de la tactique de nos armées&#8221;.</em>, <em>&#8220;Bernadotte&#8230; s&#8217;est montré ingrat envers moi, qui fus l&#8217;auteur de son élévation; mais je ne puis dire qu&#8217;il m&#8217;ait trahi. Il devint en quelque sorte Suédois; et il n&#8217;a jamais promis ce qu&#8217;il n&#8217;avait pas l&#8217;intention de tenir. Je puis l&#8217;accuser d&#8217;ingratitude, mais non de trahison&#8221;.</em>
</p>
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		<title>Charles-Pierre-François Augereau</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jan 2007 21:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>saternius</dc:creator>
		
		<category>Les Maréchaux</category>

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Duc de Castiglione (Paris, 21 octobre 1757 – La Houssaye-en-Brie, 12 juin 1816) : Sa taille, ses manières, ses paroles, lui donnaient l’air d’un bravache; ce qu’il était loin d’être quand une fois il se trouva gorgé d’honneurs et de richesses, lesquelles d’ailleurs il s’adjugeait de toutes mains et de toutes les manières. C’est ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="float: left; margin-right: 12px"><img alt="Augereau" src="http://www.ere-napoleonienne.com/wp-includes/images/Nap-10.jpg" /></div>
<p><strong>Duc de Castiglione (Paris, 21 octobre 1757 – La Houssaye-en-Brie, 12 juin 1816) : Sa taille, ses manières, ses paroles, lui donnaient l’air d’un bravache; ce qu’il était loin d’être quand une fois il se trouva gorgé d’honneurs et de richesses, lesquelles d’ailleurs il s’adjugeait de toutes mains et de toutes les manières. C’est ainsi que le prisonnier de Sainte-Hélène juge le maréchal qui a maté la poussée royaliste du 18-Fructidor, réprouvé le projet du 18-Brumaire, exposé sa vie sur les champs de batailles de l’Empereur, dénoncé Napoléon comme un tyran en 1814.</strong></p>
<h3>Jeunesse</h3>
<hr /> Né à Paris, issu d&#8217;une famille modeste, son père était domestique et sa mère marchande de fruits, et sans éducation il s&#8217;engagea à l&#8217;age de dix-sept ans dans les armées du Roi où il se fit remarquer comme duelliste. Ayant tiré l&#8217;épée contre un officier qui l&#8217;avait insulté, il fuit la France et voyagea en Grèce. Cas unique parmi les maréchaux de Napoléon, Augereau servit dans l&#8217;armée prussienne où il combattit contre l&#8217;Empire ottoman et l&#8217;Autriche. Devenu sergent, il déserta, entrainant avec lui son peloton, et réussit à rejoindre les frontières de la Saxe. Pendant les années 1788 - 1791, on le retrouve au service de l&#8217;armée de Naples - où il s’établit maître d’escrime - puis au Portugal; mais les évènements de la Révolution française le font rentrer en France.</p>
<h3>Soldat de la Révolution</h3>
<hr /> Farouche jacobin, il s&#8217;engage dans la Garde nationale et devient sergent. Nommé capitaine puis lieutenant-colonel, il participa à la répression de la révolte des Chouans en Bretagne puis rejoint l&#8217;Armée des Pyrénées où il est rapidement promu général de division le 23 décembre 1793. Sa division se distinga encore plus lorsqu&#8217;elle fut transférée à l&#8217;Armée d&#8217;Italie en 1795.</p>
<h3>Campagne d&#8217;Italie</h3>
<hr />
<div style="float: right; margin-left: 12px"><img alt="Augereau" src="http://www.ere-napoleonienne.com/wp-includes/images/Nap-11.jpg" /></div>
<p>En avril 1796, il prend le château de Ceva, son premier exploit sous le commandement du général Bonaparte. Sa bravoure s’illustre à Lodi le 10 mai 1796, lorsqu’il s’élance malgré la pluie de mitraille autrichienne. Le 3 août 1796, son intervention lors de la bataille de Castiglione renverse le sort de la bataille. A Arcole, le 15 novembre, il s’élance sur le pont à la tête de ses troupes. Bonaparte lui accorde son estime et sa confiance, malgré les rumeurs sur sa rapacité. Il le délègue à Paris pour mater la poussée royaliste, en septembre. C’est le coup d’Etat du 18-Fructidor (4 septembre 1797). Augereau se révèle terriblement efficace, exécutant à la lettre tous les ordres du Directoire ; il est alors nommé commandant de l&#8217;armée de Sambre-et-Meuse, puis de l&#8217;armée du Rhin.<br />
Augereau, député de Haute-Garonne au conseil des Cinq-Cents, est de prime abord opposé au coup d’Etat du 18-Brumaire. Il est proche des Jacobins. Il refuse l’invitation au banquet donné en l’honneur de Bonaparte. Il se rallie néanmoins au Consulat le matin même du 18-Brumaire, embrassant Bonaparte et s’exclamant : <em>«Comment! Tu as voulu faire quelque chose pour la patrie et tu n’as pas appelé Augereau !»</em>. Bonaparte lui confie le commandement de l&#8217;armée française en Batavie et le fait maréchal d&#8217;Empire, le 19 mai 1804.<br />
La maréchale Augereau, Gabriel Grach, est une créature douce et gaie mais toujours malade. Son robuste époux veillait sur elle avec tendresse et dut très affecté par sa disparition en 1806. Cependant, celui-ci se remaria en 1809 avec une jeune fille issue de la noblesse : Mlle Bourlon de Chavanges (jeune fille dont il aurait pu être le père).</p>
<h3>Guerres Napoléoniennes</h3>
<hr /> Malgré ses critiques du Concordat, il figure sur la liste des maréchaux de 1804 et assiste au sacre de l’Empereur. De septembre 1805 à février 1807, il reçoit le commandement du VIIème corps de la Grande Armée. A la bataille de Iéna, le 14 octobre 1806, il bat les Saxons et écrase le corps de Rüchel venu au secours de l’armée prussienne.<br />
A Eylau (8 février 1807), perclus de rhumatismes, grelottant de fièvre, il se fait attacher sur son cheval et court se mettre à la tête de son corps d&#8217;armée. . Alors qu’il doit attaquer le centre russe, son corps d’armée se perd dans une tempête de neige. Les soldats français sont décimés par les canons ennemis. Blessé au bras, Augereau rentre en France. Le 19 mars 1808, il reçoit le titre de duc de Castiglione.Il sert ensuite en Espagne où il fait preuve de cruauté. Ses premières victoires à la tête de l’Armée de Catalogne sont bientôt suivies de défaites. L’Empereur renvoie Augereau dans ses terres mais le rappelle pour la campagne de Russie de 1812 où il lui confie un corps de réserve. Le maréchal est présent lors de la défaite française à Leipzig, du 16 au 19 octobre 1813. Sa défense acharnée lui regagne la faveur de Napoléon.<br />
En 1814, l’Empereur lui confie le corps d’armée posté à Lyon. Augereau, qui a ordre de couper les lignes de communications de l’armée de Bohème, transige et refuse le combat. Il est maintenant un notable. L&#8217;intrépide soldat a près de soixante ans et ne rêve plus que de jouir en paix de l&#8217;immense fortune qu&#8217;il a accumulée par ses rapines et souhaite mourir dans son lit plutôt qu&#8217;un coup de fusil. Le 16 avril 1814, il lance une proclamation où il enjoint à ses soldats d’adopter la cocarde blanche des Bourbons et dénonce Napoléon comme un tyran. L’Empereur biffe son nom de la liste des maréchaux lors des Cent-Jours et le qualifie de «traître à la France», quand Augereau vient lui proposer ses services.<br />
Louis XVIII revenu sur le trône l’écarte également. Augereau se retire dans ses propriétés, où il meurt peu après d’une maladie de poitrine, sans laisser d’enfants.</p>
<h3>Relation avec Napoléon</h3>
<hr /> L&#8217;Empereur assure qu&#8217;Augereau ne comprenait jamais rien aux instructions qu&#8217;il recevait du quartier général. L&#8217;Empereur se rendait auprès de lui, s&#8217;apercevait effectivement qu&#8217;il n&#8217;avait rien compris, lui mettait la carte sous les yeux et expliquait les mouvements. Et Augereau, entendant de ses oreilles, voyant de ses yeux, finissait par s&#8217;écrier : <em>&#8221; Ah ! Ah ! je les tiens maintenant mes bougres. &#8220;</em>Napoléon dira de lui à Sainte-Hélène : <em>«Il était incapable de se conduire ; il n’avait point d’instruction, peu d’étendue dans l’esprit, peu d’éducation ; mais il maintenait l’ordre et la discipline parmi ses soldats, et en était aimé. Il divisait bien ses colonnes, plaçait bien ses réserves, se battait avec intrépidité ; mais tout cela ne durait qu’un jour : vainqueur ou vaincu, il était le plus souvent découragé le soir, soit que cela tint à la nature de son caractère, ou au peu de calcul et de pénétration de son esprit».</em>
</p>
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